Gare à ne pas croiser les mazzeri ou la squadra !

Croyances populaires de la Corse
d’autrefois : gare à ne pas croiser
les mazzeri ou la squadra !
(D’après « La Tradition », paru en 1887)
mazzera

Depuis sa naissance jusqu’à sa mort, tout est mystère, fatalité, incantation et sortilège pour le campagnard de la Corse d’autrefois.

Aussitôt qu’il vient de naître, on commence par pronostiquer sur son avenir.

Est-il né dans l’un des premiers jours de la semaine, pendant que la huche est pleine de pain ?

Il vivra dans l’abondance ; est-il né au contraire un vendredi, alors qu’elle est vide, a meda biota, il sera toujours dans la pauvreté et la misère. Bien d’autres préjugés menacent ce pauvre petit être beaucoup plus que les maux inhérents à sa nature et à sa faiblesse. Voyez plutôt…
Sa mère le soigne, l’allaite et veille à ce qu’il ne lui arrive aucun mal ; mais quelles précautions prend-elle ! Elle commence par lui attacher sur l’épaule une petite branche de corail ou par cacher dans ses langes un morceau de chandelle — de celle que sa famille a reçue à la Chandeleur — ; cela suffit pour éloigner une foule de maladies et chasser la strega, la sorcière qui se tient toujours en embuscade, profitant de la moindre distraction de la mère pour tuer le malheureux bébé en lui suçant le petit doigt.

Si, malgré ces précautions, l’enfant tombe malade, la première pensée de la mère est de le croire innocchiato. Pour chasser ce mauvais sort, elle fait brûler, dévotement, mêlés ensemble : un rameau d’olivier, une croix de feuilles de palmier bénits le jour des Rameaux, un peu d’encens et un morceau du cierge qui se trouvait en tête du triangle pendant les offices de la Semaine sainte. Sur la fumée qui se dégage de ce bûcher d’un nouveaux genre, elle promène le corps du petit malade en faisant force signes de croix et en disant : « Je t’enfume et que Dieu te guérisse ! » Ou bien encore : « Que ton mal se dissipe comme cette fumée ! »

Si malgré cela l’enfant continue à dépérir, si le sort, ou plutôt le mal, ne s’en va pas, c’est à l’incantatrice que l’on a recours. Trois fois de suite, pendant trois jours consécutifs, la vieille procède à ses incantations : sur un peu d’eau qu’elle verse au fond d’une assiette, elle laisse tomber deux ou trois gouttes d’huile ; généralement une partie seule surnage ; l’incantatrice renouvelle l’opération, en changeant chaque fois l’eau de l’assiette. Par la disposition des gouttes, elle juge de la maladie ; si toute l’huile surnage, le mal est léger et l’enfant va guérir, sans quoi il a été frappé par les morts et nulle puissance humaine ne peut le sauver. Si, plus puissante que l’incantatrice, la nature guérit le bébé, c’est la première qui en a l’honneur ; s’il meurt, les morts seuls sont coupables.
Mais, dira-t-on, pourquoi, au lieu de l’incantatrice, ne pas plutôt appeler le médecin ? A cause de la fâcheuse croyance répandue dans les campagnes que, pour les petits enfants, le médecin peut moins que celle qui conjure le sort ; et, il faut l’avouer avec regret, beaucoup de ceux qui se disent médecins ne justifient que trop ce préjugé.

Or, tandis qu’on se refuse énergiquement à croire à l’efficacité des prescriptions du médicastre, on admet le pouvoir de l’enchanteur ou de l’incantatrice, ces magiciens qui avec quelques paroles opèrent des prodiges et font pâlir devant eux la science la plus profonde.

Outre le mal occhio dont on a déjà parlé, les enchanteurs tuent les vers dans les intestins des enfants ; arrêtent les hémorragies ; guérissent les brûlures les plus profondes ; conjurent les effets du poison provenant de la piqûre d’un insecte venimeux ; et font disparaître le virus rabique communiqué par les morsures d’un chien enragé.

Est-ce que les plus éminents professeurs de la Faculté de médecine pourraient en faire autant, surtout avec tant de facilité et à si peu de frais ? Et cependant, il meurt peu d’enfants à la mamelle ; l’air pur, le soleil, ainsi que d’autres conditions favorables, entretiennent leur santé ; mais quelles sont les premières idées que l’on grave dans l’esprit de ces jeunes enfants dès que leur curiosité s’éveille ? Pas d’autres que les contes superstitieux de leurs vieilles grands-mères. A peine le petit a-t-il des dents pour mordiller dans la viande, qu’on lui défend de manger d’une queue de porc ou de mouton, sous peine de rester un nain. Et de peur de rester un nain, l’enfant n’en mangera pas.

Aux conversations de la veillée, il n’entend parler que de sorciers et de revenants : ces récits fantastiques, faits gravement par des personnes sérieuses, finiront par prendre possession de son imagination et il croira aux revenants comme à son existence ; il faudra môme que son esprit et sa raison soient bien solides si, avec l’âge, il parvient à renvoyer ces contes au pays des chimères. Le fait est si vrai, que l’on pourrait nommer des hommes ayant fait de fortes études et occupant dans l’Etat des positions très importantes qui prêtent foi à ces folles visions.

Si le jeune homme est appelé à la vie rurale, on lui recommande de ne tailler sa vigne, de ne greffer ses arbres, de ne faire ses semis que pendant que la lune est à son décours : alors il aura de bonnes vendanges, beaucoup de fruits, ainsi que les légumes désirables. Surtout, lui dira-t-on, malheur à toi si tu finissais tes semailles un vendredi ; ta femme mourrait dans l’année.

S’il a occasion de vendre du gros ou du menu bétail, il devra se souvenir de ne jamais livrer un bœuf, ou un mouton, sans avoir adroitement enlevé une touffe de poils de la queue du premier, ou un flocon de laine pris sur le dos du second, poils ou laine devant être jetés au milieu des bêtes qui lui restent : oublier ces prescriptions, c’est s’exposer à voir s’en aller ailleurs la fortune de l’étable ou du troupeau. Surtout, défense expresse de faire une vente un lundi : commencer à diminuer le troupeau le premier jour de la semaine, c’est le vouer à une diminution quotidienne, et finalement à une destruction totale.

Enfin, on lui fera connaître comment on peut détruire son ennemi quand on n’a pas la force de le faire par les armes, ou qu’on ne veut pas se compromettre : c’est de mettre une poignée de sel dans le bénitier du fond de l’église, en prononçant des paroles conformes au désir qui inspire cette action : c’est une variante de l’envoûtement du Moyen Age. Il faut ajouter que ce moyen d’atteindre son ennemi, n’est jamais pratiqué par un homme ; seules les veuves et filles orphelines y ont recours.

De son côté la mère recommande à sa fille — pour le temps où, à son tour, elle dirigera un ménage — de ne mettre des œufs à couver que lorsque la lune, dans sa splendeur, est bien visible au-dessus de l’horizon ; de ne faire une salaison de viande à conserver que si la lune ne s’est pas encore levée ; de garder soigneusement les branches d’olivier, les feuilles de palmier bénites, l’encens, et la chandelle nécessaires pour chasser le mal occhio ; et de conserver la coquille du premier œuf que ses poules pondront le jour de l’Ascension : cette coquille a le pouvoir d’éteindre les flammes en cas d’incendie.

Elle lui recommande de veiller à ce que son mariage n’ait pas lieu le même jour où une autre se marie. Si cela se produisait, il faudrait éviter à tout prix de suivre le même chemin ou de se rencontrer, soit en allant, soit en revenant de la mairie ou de l’église ; car si les pas de l’une devaient passer sur ceux de l’autre, celle qui aurait marché devant mourrait dans l’année.

Elle lui apprend ce qu’il faut faire pour prévenir les envies qu’éprouvent les femmes enceintes ; car, par exemple, le compère-loriot provient de la salive que l’une d’elles crache en se tournant vers une personne qui porte des fruits dont elle désire et qu’elle n’ose pas demander : cette envie apparaît sous la forme d’un bouton sur l’œil qui n’a pas su la voir ; de même que le fruit désiré naît sur la peau de l’enfant qu’elle porte dans son sein ; il faut donc être attentive, offrir généreusement et ne pas rougir de demander. Enfin, pendant le mois de mai, alors que la nature respire la joie et invite à l’amour, les bergers ne se marient jamais. Pourquoi ? On ne sait.

En Corse, les diseurs de bonne aventure prennent le nom de devins ; ils prétendent lire l’avenir sur un œuf ou une épaule de mouton : il va sans dire que l’œuf doit être frais et l’épaule livrée avec toute sa chair. C’est le devin qui doit la faire cuire et la dépouiller lui-même, afin de pouvoir lire sur l’omoplate. Les présages ont une grande influence sur l’imagination populaire. Au nombre des mauvais présages sont : le chant de la poule ; le cri de la Malucella, l’oiseau de mauvais augure ; et les hurlements des chiens.

Lorsque une poule se met à chanter, c’est un mauvais signe pour la la maison ; seulement elle ne chantera qu’une fois, par la raison que la première personne de la famille qui la voit se hâte de lui tordre le cou. Lorsque, pendant le silence et l’obscurité de la nuit, la Malucella fait entendre son cri sinistre, le trouble est dans la maison la plus voisine du lieu où elle a chanté. « Plutôt que de faire du mal à quelqu’un de ma famille, dit le père, je te voue mon cheval, ou tel autre animal qui te plaira. » « Emporte la plus belle de mes poules, dit la mère. »

Le chien n’étant pas au nombre des animaux que l’on offrait en sacrifice, n’est jamais désigné comme victime expiatoire. S’il arrive que, la nuit venue, le chien, in pippuli, regarde la maison de son maître et pousse des cris plaintifs, on dit qu’il pleure celui qu’il aime et l’avertit que le malheur est suspendu sur sa tête ; et si tous les chiens de la localité se rassemblent et aboient sur un ton lamentable, la panique devient générale.

Jaquette du DVD de L’Ile aux sorciers, film fantastique réalisé en 207
Jaquette du DVD de L’île aux Sorciers,
film fantastique réalisé en 2007
Dans le nord et la partie orientale de la Corse, on croit aux sorciers, streghe, qui vont pendant la nuit faire leur sabbat, et exécuter des danses funèbres dans les lieux sombres et les cimetières. Ces méchants esprits font tout le mal qu’ils peuvent aux voyageurs attardés, et aussi ils font pleurer les mères en tuant leurs petits enfants. Le chef des sorciers ou le grand sorcier, s’appelle lo stregone : c’est peut-être parce que lo stregone y exerçait plus particulièrement ses maléfices, que le nom en reste à la piève et au torrent d’Ostrigoni.
Dans le midi de l’île, on croit à l’existence des âmes en peine, lesquelles s’en vont errant dans les ténèbres et les lieux déserts, en poussant des gémissements désolés sans pouvoir trouver de repos nulle part. Ces âmes, dit-on, sont au nombre de celles qui furent chassées du Paradis au temps de la révolte de Lucifer, mais qui, s’arrêtant en route, n’entrèrent pas avec lui dans les enfers : ce sont elles qui prennent toutes les formes pour épouvanter les vivants.

I Mazzeri, Acciaccadori, ou Acciaccamorti, assommeurs, sont les esprits de personnes encore vivantes affiliées à la confrérie des morts. Pendant que le corps est endormi, l’esprit qui l’anime est forcé de répondre à l’appel toutes les fois qu’il est requis ; il prend la forme d’un fantôme et chasse pendant la nuit les personnes attardées auxquelles il donne le coup mortel. Pour mieux atteindre leur proie, les Mazzeri se partagent les rôles : les uns se tiennent en embuscade au fond des ravins, à l’entrée des chemins creux et obscurs, aux passages des cours d’eau ; les autres battent la campagne, et si, fuyant devant eux, ce gibier d’une nouvelle espèce tombe dans l’embuscade, le mazzeri l’acciacca, l’assomme.

C’est pour conjurer ce péril que les Corses font le signe de la croix dans les lieux sombres, franchissent les ruisseaux d’un saut s’ils le peuvent, ou passent vite. Ces chasses fantastiques sont annoncées par les aboiements d’une chienne et quelques cris que l’on entend de loin en loin et de distance en distance dans le silence et l’obscurité de la nuit, car souvent la poursuite est longue à travers les vallées, les monts et les bois. Citons le vas d’un vieillard portant le deuil de son fils unique qu’il affirmait avoir lui-même assommé dans l’une de ces étranges embuscades.

« Malheureux ! et vous avez pu frapper votre fils ? » lui disait-on ; il baissait la tête et répondait tristement : « Nous — i Mazzeri dont il croyait faire partie — nous ne connaissons ceux qui tombent sous nos coups que lorsqu’il n’y a plus de remède. Mon fils se présenta sous la forme d’un marcassin blanc ; au saut du ruisseau, je l’atteignis sur les reins ; il poussa un cri, je reconnus la voix de mon enfant, mais le coup était mortel : il tomba et se renversa sur le dos ; hélas ! il était mort. » Cependant ceux qui passent à travers une embuscade ne reçoivent pas tous le coup du Mazzeri, quelques-uns parmi les morts veillent sur ceux qu’ils ont aimés, et se manifestent à eux de différentes manières et sous des formes diverses, surtout sous celle d’un chien de garde.

Lorsque, surprise par la nuit, une personne gardée par un esprit est sur le point de s’engager dans la voie qui la mènerait dans une embuscade, un chien de forte taille au pelage d’un noir fauve, paraît tout à coup à ses côtés, puis la précède de quelques pas et marche en avant-garde. Au lieu périlleux, il s’arrête et regarde fixement du côté du Mazzeri, visible pour lui seul ; le coup ne tombe pas et la personne est sauvée, au moins pour cette nuit. Le chien continue sa marche jusqu’à ce que tout danger ait disparu, après quoi il s’en va comme une vapeur.

Mais la plus imposante et la plus terrible de toutes les apparitions est celle de la Squadra d’Arrozza, ou confrérie des morts. La squadra ne se montre que dans les occasions solennelles, pour des gens qui valent la peine qu’elle se dérange, pour des pères et des mères dont la mort est un malheur irréparable pour ceux qui restent. A l’heure de minuit, le tambour bat le rappel dans le cimetière et les morts se rassemblent : ils sont en nombre infini. Vêtus de longues chapes noires, les capuchons rabattus sur la figure, ils se mettent en marche lentement, gravement, en observant les distances comme dans une procession. Sur le devant du capuchon sont deux trous à travers lesquels on voit leurs yeux éteints.

Un tambour précède la squadra et joue des marches funèbres. A son apparition, les chiens, s’enfuient et se cachent sans oser aboyer. Arrivée sur la place de celui qui va bientôt quitter la vie, l’horrible confrérie se range en cercle, place au centre une forme de cercueil et fait les mêmes cérémonies que les vivants accomplissent pendant le jour. Et quand les funérailles sont finies, elle remporte la bière en chantant comme cela se pratique pour celui que l’on va mettre en terre : celui ou celle à qui la squadra a rendu ces honneurs, ne vivra pas au-delà de vingt-quatre heures.

Rencontrer la squadra est un présage funeste ; celui qui a cette mauvaise chance a beau être armé ; s’il fait feu la poudre ne s’allume pas ; s’il fuit ou s’il se laisse envelopper il est perdu. S’il accepte ce que les morts ne manquent pas de lui offrir avec insistance, malheur ! Car les fantômes disparaissent aussitôt, ne lui laissant que des ossements ou un cadavre dont il ne pourra se débarrasser.

Certains estiment qu’il faut avoir perdu tout bon sens pour accorder une foi quelconque à ces étranges et fantastiques visions, et l’on peut rester confondu en les entendant raconter par des hommes sérieux et graves, voire même par des prêtres qui vous disent hardiment : Je l’ai vu.

Imaginez-vous un jeudi soir, par une nuit obscure de la fin d’automne. Un laboureur attardé se hâtait de rentrer chez lui. S’il était encore dans la campagne à cette heure indue, c’est qu’il avait tenu à finir ses semailles ce jour-là, car finir le lendemain, vendredi, c’était condamner à mourir dans l’année sa femme qu’il aimait. Il marche donc en pressant le pas, mais la nuit est noire, le chemin mauvais, le ciel orageux. Les feuilles sèches, emportées par le vent qui siffle, forment dans les airs des bruits sinistres qu’il prend pour les gémissements plaintifs d’esprits errant à travers l’espace.

Afin de conjurer leurs maléfices, il fait force signes de croix et se recommande aux saints qui protègent les vivants contre les fantômes. Le voilà sur la colline d’où il peut voir son village, mais il faut passer à côté du cimetière et il a peur. Néanmoins, il se fortifie par de nouveaux signes de croix, marmotte une prière pour le repos de ceux qui dorment en ce lieu, et passe. Mais à quelques pas plus loin, il s’arrête, frappé de stupeur, en voyant venir à sa rencontre une longue file de lumière. « Malheur à moi, se dit-il, voilà la squadra ! » et ses cheveux se dressent sur sa tête. Que faire ? Fuir ? Ce serait tomber dans une embuscade et y être assommé par l’acciaccadore.

Le désespoir lui donne du courage : il s’adosse à un pan de mur, met entre ses dents le manche de son couteau en tournant la pointe de la lame vers la squadra et attend. Cependant la procession avance toujours, bientôt un murmure confus frappe ses oreilles, enfin il entend prononcer son nom. Plus mort que vif, les yeux égarés, la figure baignée d’une sueur froide, il ne s’aperçoit pas qu’à côté de lui le mur écroulé offre une brèche par laquelle une partie de la squadra se glisse et l’entoure. Aussitôt qu’il est cerné, le chef de la squadra s’avance vers le malheureux qui ne sait plus ce qu’il fait, lui présente un objet soigneusement enveloppé, et d’un geste impérieux lui commande d’accepter ; l’autre accepte…. Au même instant la squadra s’évanouit comme une ombre vaine, et il se retrouve plongé dans l’obscurité… Des ricanements qui se perdent au loin dans les ténèbres, achèvent de le convaincre que la rencontre qu’il vient de faire lui sera fatale.

Après avoir repris un peu de courage, il ferme son couteau et se met en devoir de regagner son logis, mais il est tout engourdi ; toutefois il se remet en marche, se traînant lentement, péniblement, et avec effort affecté par une odeur cadavérique qui le suffoque, plus encore que par l’abattement de ses membres : c’est de l’objet qu’il a eu le malheur d’accepter et dont il ne peut se débarrasser que cette odeur se dégage. Arrivé près de sa porte, il veut voir, avant d’entrer, le don fatal qui lui a été fait : il tire la toile qui le couvre ; elle se déchire comme du carton pourri et laisse voir un corps blanc comme du marbre, froid comme de la glace… Horreur !… mon enfant !… Et ses yeux se voilent, la tête lui tourne, il chancelle et tombe pour ne plus se relever…