Belle maison de MOROSAGLIA

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Ange Laurent Giovaninelli « général « 

Ange Laurent Giovaninelli, né le 15 septembre 1837 à Pastoreccia-di-Rostino en Corse et mort le 28 août 1903 à Frénois (Meuse), est un général de division de l’armée française.

Sous-lieutenant à vingt ans, il sert en Algérie et combat en Italie et au Mexique (où il est blessé) au sein de la Légion étrangère jusqu’au grade de capitaine. Promu chef de bataillon lors de la campagne de 1870, il commande le 2e bataillon de chasseurs à pied puis le 19e bataillon de marche de la même arme. Il est blessé le 27 novembre 1870 à la bataille d’Amiens, et sert au sein des troupes versaillaises contre la Commune de Paris en 1871. Promu colonel le 22 août 1880, il prend le commandement du 128e régiment d’infanterie à Sedan. En 1884, il est désigné pour commander au Tonkin un régiment de marche formé de trois bataillons d’infanterie de ligne.

Lors de la guerre franco-chinoise, il fait partie des deux brigades françaises qui remontèrent le haut Tonkin et conquirent en février 1885 la ville de Lạng Sơn, au nord de l’actuel Viêt Nam. La première brigade, dirigée par Giovanninelli (promu général de brigade le 4 mars 1885) et le général de brigade Louis Brière de l’Isle, quitta Lạng Sơn pour venir en aide aux assiégés de Tuyên Quang. L’essentiel de ses troupes fut ensuite confié le 30 mars au général Giovanninelli pour rallier l’autre brigade, qui avait opéré la très contestée Retraite de Lang Son et stabiliser la situation, jusqu’à la signature d’un traité de paix.

Membre fondateur de la Société de géographie de Lyon, Giovanninelli est élevé au rang de général de division le 12 juillet 1890. Après avoir successivement commandé la 13e division d’infanterie puis le 3e corps d’armée, il est nommé président du Comité de l’infanterie en 1894 et siège au Conseil supérieur de la guerre. Il est présent lors de l’inauguration de l’Exposition nationale et coloniale de Rouen en 1896. Il reçoit la Grand-croix de la Légion d’honneur en 1899, et meurt dans sa propriété de Frénois, près de Sedan, à 65 ans.

VEZZANI – La Fontaine des trois Graces

La fontaine publique des « Trois Grâces », en fonte de fer ornée de mascarons et du groupe sculpté des Trois Grâces (Aglaé, Thalie et Euphrosyne), surmontée de deux vasques, est sortie de la fonderie Ducel en 1867. Elle est entourée d’un bassin de fontaine maçonné. Le groupe sculpté des Trois Grâces, symbolisant la fidélité conjugale dans la Rome antique, est réalisé d’après l’œuvre originale du sculpteur Germain Pilon (1535-1590)

Historique

En février 1867, le conseil municipal de Vezzani vote la construction d’une fontaine publique à proximité de la route forestière n° 6 et alloue la somme de 1 000 francs pour le groupe sculpté qui doit l’orner. Cette fontaine représente un intérêt certain, non seulement pour les habitants du village mais aussi pour les voyageurs qui empruntent cette route très fréquentée. Le terrain choisi n’appartenant pas à la commune, Ange-Joseph Griscelli le lui vend. Commandée à la fonderie Ducel, sa réalisation entraînera une dépense totale de 2 600 francs décomposée comme suit : 2 255 francs payés au maître de forges Jean-Jacques Ducel, incluant la livraison à Bastia, auxquels s’ajoutent 345 francs pour le transport de Bastia à Vezzani et la pose. En août 1869, les membres du conseil municipal, déplorant que la dimension de la place de la fontaine publique n’est pas en rapport avec le monument, votent son agrandissement suivant le plan dressé par le conducteur des Ponts et Chaussées, Tavera.

VEZZANI - La Fontaine des trois Graces

VEZZANI – La Fontaine des trois Graces